| La demande grandissante en produits agricoles devrait se traduire, d'ici 2015, par une inflation de 3% à 5% des produits alimentaires, en plus des hausses conjoncturelles et structurelles, estime Alexandre Gohin, chargé de recherches à l'INRA. « Tous les indicateurs sont au rouge car les coûts des matières premières ont augmenté de 3% à 10% depuis un an », rappelle Jean-René Buisson, président de l'Ania*.
Conséquence : une grande partie des industriels alimentaires devrait demander rapidement de fortes augmentations lors de leurs négociations avec les distributeurs. D'ores et déjà, le groupe LDC (marques Loué et Le Gaulois), premier sur le marché de la volaille, a annoncé pour juillet une augmentation de 4 à 5% des prix de ses produits, pour tenir compte de la hausse des prix des céréales, qui entrent pour 60% dans le prix de revient des volailles.  | Prix du lait + 4 % |
| Autre augmentation en perspective, celle du prix du lait. En cause : « une certaine pénurie de lait et donc de produits transformés face à une demande soutenue » explique Thierry Roquefeuil, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). Il juge inéluctable une répercussion des tensions actuelles sur le prix des produits de grande consommation, une situation qui ne devrait pas s'inverser dans les mois qui viennent. « D'ici la fin de l'année les prix devraient prendre 4% », estime Luc Morelon, directeur de la communication de Lactalis.
* Association nationale des industries alimentaires
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